BIOGRAPHIE

DES ARTISTES

Alarçon, Félix (XIX/XXe siècle). Espagnol.

Cet Andalou, qui expose ses scènes de genre à Séville, peint un certain nombre de tableaux aux sujets algériens. (ill. 95)

 

Alsina, José (XIX/XXe siècle). Français.

Il envoie ses scènes de genre et tableaux orientalistes au Salon des Artistes français,

et participe à l’Exposition coloniale de Marseille en 1906. (ill. 39)

 

Anthonissen, Louis-Joseph (1849-1913). Belge.

Expose des portraits, des scènes de genre et des paysages aux Salons des Artistes français,

de la Société nationale des Beaux-Arts, et des Indépendants à Paris.

S’il peint dans le Midi, il affectionne surtout le Sud-Algérien, où il a vécu longtemps. (ill. 99)

A

Balande, Gaston (1880-1971). Français.

Surtout connu pour ses paysages de la France, de l’Espagne, et de la Grèce, des scènes bucoliques:

bords de plages et rivières, et des sujets militaires, tableaux dépouillés, sobres et lyriques. Professeur,

conservateur du musée de La Rochelle, il reçoit de nombreuses commandes pour des décorations de bâtiments officiels.

Ayant parcouru le Maghreb, il participe aux Expositions coloniales de 1922 et 1931

et aux Salons de la Société des Peintres orientalistes français et de la Société coloniale des Artistes français. (ill. 106)

 

Bellet, Pierre (XIXe/XXe siècle). Français.

Né en Roumanie, Bellet expose de temps à autre aux Artistes français dans les années 1880 et 1890. En 1890,

il envoie un sujet orientaliste: au sérail et, en 1896, il expose un portrait de l’écrivain Pierre Loti. (ill. 43)

 

Belly, Léon (1827-1877). Français.

Connu surtout par son grand tableau de 1861, conservé au Musée d’Orsay: Pèlerins allant à La Mecque.

D’une famille fortunée, Belly fait son premier voyage au Proche-Orient en 1850,

où il accompagne une mission scientifique: la mer Morte, Beyrouth, le Caire et Alexandrie.

En 1855, il retourne en Egypte, puis, le printemps d’après, il parcourt le désert du Sinaï,

puis navigue sur le Nil en compagnie d’amis artistes.

Quoique retiré de la vie mondaine, il continue à exposer au Salon. (ill. 121)

 

Benjamin-Constant (Jean-Joseph Constant, dit) (1845-1902). Français.

Après avoir participé à la guerre franco-prussienne de 1870, il visite l’Espagne, puis accompagne Charles Tissot,

ministre plénipotentiaire, en mission diplomatique au Maroc. Il y séjourne pendant dix-huit mois.

Portraitiste à succès de la société internationale, nommé membre de l’Institut en 1893,

il entreprend des grands travaux de décoration. (ill. 44)

 

Benwell, Joseph Austin (XIXe siècle). Anglais.

Au début des années 1860, il travaille pour des revues Cornhill Magazine et l’Illustrated London News,

puis expose des tableaux orientalistes aux Salons londoniens. Surtout à l’aquarelle et à la gouache,

ces scènes sont presque toujours situées en Egypte, au Sinaï et à Jérusalem, souvent des caravanes

ayant à leur tête des chameaux blancs. Benwell passe quelques années en Inde et en Chine,

et en rapporte des illustrations pour deux livres. (ill. 58)

 

Birck, Alphonse (1859-1859). Français.

Originaire de Metz, il étudie à Paris, débute au Salon, puis se rend en Algérie,

où il peint à l’aquarelle et à l’huile des scènes de rues, des fantasias, des portraits, et des paysages.

Après un voyage en Egypte, où il reçoit des commandes du khédive, Birck visite la Palestine et la Syrie.

Il partage la fin de sa vie entre Alger et Fontainebleau. (ill. 163, 164, 165)

 

Bouviolle, Maurice (1893-1971). Français.

Il découvre l’Algérie en 1917 pendant son service militaire. En 1921, il remporte une bourse de la Villa Abd-el-Tif

 et séjourne comme pensionnaire dans cette ancienne villa turque édifiée sur les hauteurs d’Alger.

Il ne quittera plus cette ville, sauf pour des rapides visites à Paris et des séjours dans le Sud-Algérien.

Il devient en effet «le» peintre des villes du M’Zab. Récompensé par le Grand Prix artistique de l’Algérie en 1931,

Bouviolle expose ses œuvres en Afrique du Nord et à Paris, et réalise des dioramas

pour l’Exposition coloniale de 1931 et l’Exposition internationale de 1937. (ill. 109)

 

Boze, Honoré (1830-1908). Français.

Né à l’île Maurice, il passe presque toute sa vie à Marseille,

mis à part de fréquents séjours en Algérie, où sa femme, originaire de ce pays, a quelques biens.

Il expose de temps à autre à Paris dans les années 1860 et 1870, et fréquemment dans des manifestations régionales, participant également à l’Exposition coloniale de Marseille en 1922. (ill. 71)

 

Bridgman, Frederick Arthur (1847-1928). Américain.

Grâce à une bourse de voyage, il étudie à Paris avec Jean-Léon Gérôme. Dans les années 1870 et 1880,

il va plusieurs fois en Egypte, à Alger et dans le Sud-Algérien. Son livre Winters in Algiers

est publié à New York en 1890. Bridgman, qui mène une vie mondaine brillante, n’a pas besoin de vendre ses tableaux,

mais néanmoins participe aux Salons parisiens et à la Royal Academy à Londres,

et loue des galeries privées à Chicago, New York et Paris. Après la Première Guerre mondiale,

il s’installe en Normandie où il peint de mémoire des scènes algériennes. (ill. 48, 64)

 

Brun, Charles (1825-1908). Français.

Elève de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, il expose ses portraits et ses scènes de genre au Salon entre 1850 et 1899.

Son voyage en Algérie lui inspire des compositions qui montrent la vie quotidienne

des Constantinois, dont deux sont présentés à l’Exposition universelle à Paris en 1878. (ill. 53)

B

Chataud, Alfred (1833-1908). Français.

Originaire de Marseille, il visite l’Algérie pour la première fois en 1856,

puis fait de courts séjours annuels à Alger et dans la région de Bône, et visite le Maroc et la Tunisie.

En 1892, il décide de s’installer en Algérie. Membre fondateur de la Société des Artistes algériens

et orientalistes en 1897, son œuvre est d’une indéniable valeur documentaire. (ill. 166)

 

Checa Sanz, Ulpiano (1860–1916). Espagnol.

En 1884, il est boursier à Rome du gouvernement espagnol. Ses envois aux Salons parisiens montrent son goût

pour les scènes mythologiques, historiques et orientalistes, où les chevaux en mouvement ont la part belle.

Il semblerait que l’artiste a voyagé en Algérie en 1910 et 1913. (ill. 76, 135)

 

Clairin, Georges (1843-1919). Français.

Grand voyageur, mais le plus Parisien des Parisiens. Il retrouve Henri Regnault, son camarade des Beaux-Arts,

en Espagne puis à Tanger. Après la mort de Regnault en 1871, pendant la guerre franco-prussienne,

Clairin retourne au Maroc où il séjourne pendant un an et demi et fait partie d’une mission à Fès qui, à l’époque,

en tant que ville sainte, n’était pas facile à visiter. Clairin expose souvent aux Salons parisiens,

et peint de nombreuses décorations, tout en trouvant le temps de voyager: Italie, Espagne, Algérie, et Egypte. (ill. 49, 153)

C

D

Deshayes, Eugène (1862-1939). Français.

Né et mort à Alger. Il voyage en France, aux Baléares, au Maroc et en Tunisie. Il est surtout connu pour ses vues des villas fleuries d’Alger et ses paysages algériens. Se déplaçant sans arrêt, il peint des lieux peu décrits jusqu’alors. Il reçoit des commandes officielles pour des panneaux décoratifs, des prix et des récompenses et, en 1923, il est nommé Peintre de la Marine. Deshayes expose ses tableaux en Afrique du Nord, en Europe et aux Etats-Unis, et participe à des Expositions universelles, internationales et coloniales. (ill.5)

 

Dinet, Etienne (1861-1929). Français.

Fils d’avoué, il étudie à l’Académie Julian mais s’insurgea contre la technique léchée de ses professeurs. Il débute avec des portraits et des scènes religieuses, mais le cours de sa vie change en 1884 quand il visite le Sud-Algérien. Ce voyage est le départ d’une liaison passionnée et intime avec le pays et ses habitants qui dure jusqu’à sa mort. Il passe ses étés entre les villes sahariennes de Biskra, Laghouat, et Bou-Saâda, où il travaille en plein-air, fasciné par la lumière intense. Parlant couramment l’arabe, il s’insère avec bonheur dans la vie locale grâce à Slimane Ben Ibrahim qu’il rencontre en 1889. Les deux hommes visitent l’Egypte en 1897, mais pour Dinet rien n’est comparable à la distinction et la grâce des Algériens du Sud. En 1904, Dinet s’installe à Bou-Saâda, oasis aux portes du désert, où il partage la vie de la tribu des Ouled-Naïl. Mais toutes ses toiles n’avaient pas pour sujet les tâches quotidiennes, les scènes familiales, les danses traditionnelles, les fêtes, l’amour, la prière, les légendes. Certaines avaient des thèmes douloureux, deuil, maladie, emprisonnement, répudiation, conscription et d’autres, des scènes de violence. Exposées à Paris et à Alger, où elles sont acclamées par les critiques et le public, certaines œuvres illustrent les ouvrages préparés en collaboration avec Slimane Ben Ibrahim, et publiés chez l’éditeur parisien Henri Plazza. Après la Première Guerre Mondiale, Dinet est alors peu apprécié en France, où l’on juge son style trop académique, mais les collectionneurs en Algérie continuent à l’avoir en haute estime. Toutefois, son importance se situe au-delà de toutes considérations picturales. Converti à l’Islam en 1913, il approuve la revendication de droits égaux pour les Algériens et cherche à donner, dans son œuvre, une approche philosophique et morale de la civilisation algérienne et du mysticisme de l’Islam. En 1929, Dinet, Slimane Ben Ibrahim et la femme de Slimane font le pèlerinage à La Mecque. Le peintre, qui prend le nom de Hadj Nasr Eddine, ne fait ni esquisses, ni photographies et se fie à sa mémoire pour faire les illustrations de son livre Pèlerinage à la maison sacrée d’Allah. Mort peu de temps après son retour en France, il est inhumé à Bou-Saâda.
(ill. 2, 7, 9, 10, 12, 14, 15, 17, 21, 24, 25, 26, 27, 29, 30, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 47, 51, 55, 66, 69, 72, 73, 77, 78, 82, 86, 87, 88, 89, 90, 93, 94, 97, 104, 110, 112, 115, 116, 117, 118, 119, 120, 122, 130, 134, 143, 144, 145, 246, 147, 148, 150, 157, 158)

 

Durand-Brager, Henri (1814-1879). Français.

Ayant un goût pour l’aventure, l’artiste voyage dans toute l’Europe et la côte occidentale de l’Afrique ; plus tard, il suit la guerre de Crimée en tant que chroniqueur du conflit pour la presse. Il envoie des marines et des scènes de batailles navales au Salon, et reçoit des commandes officielles (ill.172)

Faget-Germain, Pierre (1859-1961). Français.

Après avoir étudié à Bordeaux, il s’installe à Alger après son mariage.

Surtout spécialiste des vues de la baie et du port d’Alger, et des villas fleuries de la ville,

 il participe aux expositions de la Société des Artistes algériens et orientalistes. (ill. 175)

 

Flandin, Eugène (1809-1889). Français.

Il accompagne l’armée française dans la campagne de 1837 en Algérie, puis, en 1840,

est envoyé en Perse avec l’architecte peintre Pascal Coste. La mission officielle devait faire l’inventaire complet

de ses monuments. Les deux artistes explorent le pays, et après deux ans et demi de dur travail,

ils regagnent la France par Mossoul, Alep et Constantinople.

En 1844, il accompagne l’archéologue et diplomate Paul Botta en Mésopotamie.

Flandin expose ses tableaux de voyage au Salon, et publie des albums illustrés. (ill.177)

F

Gadan, Antoine (1854-1934). Français.

En 1886, il s’installe avec sa famille à Bône, dans l’Est-Algérien. Les charmes de la campagne

avec ses ruisseaux et ses oliviers sont ses sujets de prédilection. A l’Exposition universelle de Paris de 1900,

 il remporte un succès d’estime -mais s’endette- avec son stéréorama

où un navire défile devant la côte algérienne. Il termine ses jours à Bône.

Cinq de ses œuvres sont conservées au Musée national des Beaux-Arts à Alger. (ill. 126)

 

Gasté, Georges (1869-1910). Français.

Après avoir visité le Maroc en 1892, il fait un long séjour en Algérie, où il bénéficie des conseils d’Etienne Dinet.

En 1898, il voyage en Tunisie, Tripolitaine, Palestine et Egypte.

Il s’installe au Caire, où la haute société se presse à acquérir ses tableaux. Il retourne au Maroc en 1903

et parcourt la Tunisie et l’Algérie, puis, en mal de dépaysement il s’embarque pour l’Inde.

Déprimé et solitaire, il retourne au sous-continent indien en 1908 et meurt à Madura. (ill. 45)

 

Germain-Thill, Alphonse (1873-1925). Français.

Né en Algérie, il étudie la peinture à Alger et à Paris, où il réside quelques temps avant de quitter la capitale

pour des raisons de santé. Ses œuvres mythologiques et religieuses,

et ses scènes de vie quotidienne en Algérie sont exposées aux Artistes français, au Salon d’Automne,

et au Salon des Artistes algériens et orientalistes. Il fait également des gravures

pour des illustrations de livres et des scènes du Maroc, qu’il visite en 1920.

Une rétrospective a lieu en 1933 à Alger, ville où il finit ses jours. (ill. 107)

 

Girard, Albert (1839-1920). Français.

Elève à l’école des Beaux-Arts de Paris, il remporte le Premier grand prix de Rome en 1861.

Pendant une vingtaine d’années, il expose au Salon des vues de la France,

de l’Italie, et de la Kabylie, mais aussi des fêtes algéroises. (ill. 129)

 

Girardet, Eugène (1853-1907). Français.

Appartient à une famille suisse huguenote qui compte des artistes depuis le XVIIIe siècle.

Encouragé à visiter l’Orient par son professeur, Jean-Léon Gérôme, il part pour le Maroc en 1874,

puis voyage en Tunisie et en Algérie. Ce dernier l’attire plus particulièrement.

Il fait plusieurs séjours à Alger et à Boghari, mais surtout à El-Kantara et à Bou-Saâda,

où il rencontre Etienne Dinet. En 1898, il visite l’Egypte et la Palestine.

Ses œuvres orientalistes sont exposés aux Salons parisiens dont un bon nombre

est maintenant conservé dans les musées français et suisses. (ill. 96, 124, 128, 132, 133, 155)

 

Giraud, Eugène (1806-1881). Français.

Elève de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, il gagne le Prix de Rome pour la gravure en 1826,

puis débute au Salon comme peintre en 1831. En 1846-1847, il accompagne Alexandre Dumas père

et fils en Espagne, Algérie, Tunis. Giraud continue son voyage, seul, en Egypte,

et en rapporte des costumes et de nombreuses esquisses. Egalement portraitiste, caricaturiste et décorateur

pour le théâtre, il bénéficie de la protection de la princesse Mathilde Bonaparte,

qui publie une brève monographie sur lui en 1884. (ill. 8)

 

Giroux, Achille (1820-1854). Français.

Animalier, spécialiste de chevaux, il envoie des tableaux au Salon entre 1840 et 1853. Sa chasse au tigre,

reproduite dans cet ouvrage, est exposée en 1840. (ill. 84)

 

Goujon, E. (XIX/XXe siècle).

Nous n’avons pas de renseignements biographiques sur cet artiste, et son œuvre reste à découvrir. (ill. 167)

 

Grimberghe, Edmond, comte de (1865-vers 1920). Allemand.

Installé à Paris, il expose aux Artistes français, dans les années 1890

et au début du XXe siècle, des scènes de genre, ainsi que des portraits.

On peut noter que son envoi de 1895 est une Courtisane au Caire. (ill. 57)

 

Guédy, Gaston (1874-1859). Français.

Cet élève de Jean-Léon Gérôme expose ses nus et ses portraits aux Artistes français

et obtient plusieurs récompenses. (ill. 123)

 

Gumery, Adolphe (1861-1943). Français.

Elève des Beaux-Arts de Paris, il expose aux Artistes français de 1881 à 1891,

puis, de 1891 à 1942, à la Société nationale. Il voyage en France, en Europe et au Maghreb,

où il fait plusieurs séjours de 1920 à 1930. Il reçoit des commandes officielles, médailles et prix,

et l’Etat fait l’acquisition de nombreux tableaux. L’association des Amis du peintre Adolphe Gumery

lui a organisé plusieures rétrospectives. (ill. 59)

 

Güterbock, Leopold (1820-1881). Allemand.

Ce Berlinois voyage en Grèce, en Turquie, et en Egypte de 1847 à 1850 en compagnie

du parlementaire anglais William Cornwallis Cartwright. Ce dernier est beau-père de Guy le Strange,

un arabisant qui publie de nombreux ouvrages sur le Moyen-Orient. Güterbock,

qui fait de nombreux dessins et aquarelles pendant son périple, envoie deux tableaux

à l’Exposition universelle de Paris de 1855 : Enfants turcs à Constantinople et un savetier turc. (ill. 4)

G

Hagemann, Godefroy de (1859-1877). Français.

Né à Naples, demeurant dans la région parisienne, il peint des scènes du Caire

et du bord du Nil pendant les années 1870, dont plusieurs sont exposées aux Artistes français. (ill. 171)

 

Huguet, Victor (1835-1902). Français.

Etudie à Marseille, puis à Paris, où il reçoit des conseils du célèbre artiste

et écrivain orientaliste Eugène Fromentin. Huguet visite l’Egypte en 1852 et, en 1853,

accompagne le peintre de la marine J.B.H.Durand-Brager en Crimée.

Spécialiste dans les dessins de chevaux arabes, il expose ses tableaux

aux Artistes français et à la Société des Peintres orientalistes français.

Ses œuvres sont généralement situées en Algérie, Libye, Egypte ou, parfois, Constantinople. (ill. 75)

H

Laporte, Marcellin (1839-1906). Français.

A partir de 1863, il envoie aux Artistes français des portraits et des scènes de genre.

Il peint également de jolis nus. Une grande toile d’une jeune fille à la mandoline

est conservée au Musée Denys-Puech à Rodez. (ill. 52)

 

Lazerges, Hippolyte (1817-1887). Français.

Il accompagne son père à Alger en 1830, quelques mois après la prise de la ville par les français.

De retour en France en 1838, il poursuit une formation artistique malgré des réticences paternelles,

et débute au Salon avec la peinture religieuse. Endetté, il fait de son mieux

pour obtenir l’acquisition de ses œuvres par l’Etat et des recevoir des commandes officielles.

Il retrouve Alger en 1861, où il peint des sujets bibliques et historiques,

mais aussi des scènes de la vie quotidienne de son pays d’adoption. Lazerges,

auteur de nombreux écrits sur l’art, et compositeur, finit ses jours à Mustapha.

Des tableaux orientalistes sont conservés au Musée d’art et d’histoire à Narbonne, sa ville natale. (ill. 159, 162)

 

Lazerges, Paul (1845-1902). Français.

Après avoir débuté sa carrière comme portraitiste, il se tourne vers les sujets orientalistes.

Il voyage en Egypte et en Tunisie, mais fait surtout de longs séjours en Algérie, où son père, Hippolyte,

est installé. Ses envois aux Artistes français comprennent surtout des scènes de la Kabylie

et du Sud-Algérien: des nomades, des bergers, des caravanes.

 Ses tableaux sont conservés dans les musées français. (ill. 65, 108)

 

Lévy-Dhurmer, (Lucien Lévy, dit) Lucien (1865-1953). Français.

De 1887 à 1895, il travaille pour Clément Massier, renommé pour ses faïences lustrées. Brillant pastelliste,

symboliste célèbre, auteur du portait mythique Pierre Loti: fantôme d’Orient (Musée basque, Bayonne),

Lévy-Dhurmer exécute, à partir de 1906, des œuvres inspirées par la musique de Beethoven,

Fauré et Debussy. A partir de 1901, il voyage au Maroc et en Algérie,

et peint des portraits remarquables et des paysages urbains et campagnards lumineux.

Il visite également Constantinople. (ill. 92)

 

Loth, Ronan (1893-1859). Français.

Originaire de Cherbourg, il peint des scènes marocaines pendant les années 1920 et 1930;

en 1923, une Etude de Chleuh (Maroc) est exposée au Salon de la Société des Artistes français. (ill. 178)

 

Louche, Constant (1880-1965). Français.

Cet Algérois, ayant reçu une bourse de sa ville natale, s’inscrit aux Beaux-Arts de Paris.

S’il  peint des nus et des portraits, il est surtout apprécié par des collectionneurs de l’époque

pour ses paysages d’Algérie aux coloris chauds. Ces tableaux sont présentés

dans les salons et galeries algéroises, et au Maroc, en Corse et à Nice,

mais aussi dans son atelier. (ill. 91, 101, 136, 137)

 

Lucas-Robiquet, Marie (née Robiquet) (1858-1959). Française.

Elle débute aux Artistes français en 1879, et pendant une quarantaine d’années,

expose régulièrement des portraits, des sujets religieux et militaires, et des scènes paysannes.

Elle voyage en Europe, aux Etats Unis et en Amérique latine, mais elle est surtout connue

pour ses tableaux de la vie rurale idéalisée du Maghreb, œuvres qu’elle expose

aux Artistes françaises et aux Salons orientalistes parisiens.

Elle participe aux Expositions coloniales de Marseille en 1906 et 1922. (ill. 105)

 

Lunois, Alexandre (1863-1916). Français.

Peintre, pastelliste, lithographe, et affichiste. Grand voyageur, il visite de nombreux pays européens,

la Turquie, et le Maghreb. Le Sud-Oranais lui plait particulièrement.

Lunois expose ses œuvres puissantes aux Salons parisiens

et participe aux Expositions universelles de Paris en 1889 et 1900. (ill. 100)

 L

Marliave, François de (1874-1953). Français.

D’une famille aristocrate aisée, fils et petit-fils d’officier de marine, il voyage dans de nombreux pays:

Somalie, Inde, Indochine, Chine, Grèce, Liban, Syrie. En 1942 et 1945, il séjourne en Algérie.

Illustrateur de livres, auteur de panneaux décoratifs,

il participe aux Expositions coloniales de 1922  et de 1931, et à divers Salons. (ill. 179)

 

Muenier, Jules-Alexis (1863-1942). Français.

Grâce à une bourse de voyage, il visite Alger en 1887-1888 avec Pascal-Adolphe-Jean Dagnan-Bouveret,

emportant non seulement des chevalets mais aussi du matériel photographique. En avril 1888,

il part pour Tanger rejoindre le peintre orientaliste Louis-Auguste Girardot,

avec qui il fait une excursion à Tétouan, en compagnie d’autres amis. Au Salon de 1889,

Muenier expose le grand tableau poétique reproduit ici, et une étude: Crépuscule sur Alger.

Un autre tableau Vue du Port d’Alger, est conservé au Musée d’Orsay. Muenier,

qui abandonne l’Orientalisme très vite, est l’un des fondateurs

de la Société nationale des Beaux-Arts, et membre de l’Institut. (ill. 1)

 

Müller, Leopold Carl (1834-1892). Autrichien.

Peintre éminent, professeur des Beaux-Arts, dont l’influence sur l’école orientaliste viennoise est marquante.

Quoique obligé de collaborer pendant quelque temps à un magazine satirique viennois,

pour subvenir aux besoins de ses quatre sœurs, il se lance dans la carrière de peintre.

De 1873 à 1886, il fait neuf voyages en Egypte, pays qui lui inspire de saisissants portraits

et grandes compositions. Son tableau le plus connu, une place de marché aux portes du Caire,

Markt in Kairo, daté 1878, est conservé à la Osterreichische Galerie à Vienne. (ill. 50, 56)

M

Noël, Jules (1815-1881). Français.

Originaire de Quimper, il peint des scènes de Constantinople. Très apprécié,

son atelier est le lieu de rencontres de plusieures générations d’artistes, du romantisme au réalisme.

Ses tableaux sont souvent des marines et des ports largement représentés dans les musées français. (ill. 176)

 

Noiré, Maxime (1861-1927). Français.

Comme bien de personnes de santé fragile à l’époque, Noiré va chercher le soleil en Algérie.

Installé au Jardin d’Essai à Alger, il va explorer tous les recoins du pays, notamment le Sud,

où il trouve la nature imposante et silencieuse. Loué par des écrivains et critiques d’art,

pilier du milieu artistique algérien, peintre officiel du ministère de la Marine et des Colonies,

Noiré, «poète de la lumière» reçoit de très nombreuses distinctions.

Ses paysages panoramiques sont acquis par l’Etat, dont sa grande toile L’Espace,

attribuée au Ministère des Colonies et conservée par la suite

au Musée national des Arts d’Afrique et d’Océanie à Paris.

(ill. 113, 114, 125, 131, 138, 139, 140, 141, 142, 180)

N

Pavil, Elie Anatole (1873-1948). Russe.

Après avoir quitté la Russie en 1892, il trouve principalement son inspiration

dans la vie nocturne de Montmartre à la Belle Epoque, puis, dans les années 1920,

dans les cafés-concerts, le cirque, le music-hall. Il signe également des scènes urbaines plus paisibles. 

Après la mort de sa femme, Pavil passe de longues années au Maroc,

accompagné de sa fille Lina, artiste elle aussi. (ill. 54)

 

Pavy, Eugène (XIXe siècle). Français.

Frère du peintre Philippe Pavy, avec qui il voyage en Tunisie, Algérie, Maroc, et probablement en Egypte,

pendant les années 1870 et 1880. Il expose ses tableaux à Paris et à Londres où il vit quelque temps:

marchands ambulants, sentinelles en armes, gardes de palais, souks.

Trois de ses œuvres, acquises en 1898, sont conservées à la Glasgow Art Gallery. (ill. 173)

 

Pilny, Otto (1856-1859). Autrichien.

Quoiqu’on connaisse mal les détails de sa carrière, on sait que Pilny entreprend en 1875

un long voyage au Proche-Orient qui le conduit en Egypte et à Tripoli d’Afrique.

 De 1889 à 1892, il retourne en Egypte, envoûté par la merveilleuse lumière qui baigne le désert.

Il est probable qu’il y fait un troisième séjour, car en 1906, le vice-roi d’Egypte Abbas.

II lui remet une décoration. (ill. 62, 63, 67, 149, 154, 156)

 

Pinchart, Emile (1842-1924). Français.

Auteur de scènes familiales et de tableaux anecdotiques de jeunes et de jolies femmes.

Pinchart partage son temps entre Paris et Genève, où il ouvre un atelier d’affiches et de reproductions artistiques.

De 1902 à 1920, il expose souvent des tableaux de bédouines tunisiennes;

il semble qu’il se soit installé à Tunis en 1912. (ill. 103)

 

Pinel de Grandchamp, Louis-Emile (1822-1894). Français.

Après son début au Salon en 1849, il part pour l’Egypte et Constantinople,

où il très sollicité en tant que portraitiste par les notables. Après son retour à Paris en 1865,

il envoie au Salon des scènes de la vie quotidienne orientale, mais également des œuvres d’inspiration romantique,

tel Au harem (Constantinople) en 1869 et Emina, Souvenir d’Orient, présenté ici, en 1879. (ill. 42)

 

Potter, Maurice (1865-1898). Suisse.

Potter fait un long séjour à Paris, entrecoupé de voyages au Sud-Algérien, où il se lie avec Etienne Dinet.

Ses études et ses toiles sont exposées à Genève, puis, dans les années 1890,

aux Artistes français, à la Nationale, et dans diverses expositions orientalistes.

Vers 1896, dépourvu, il retourne dans sa ville natale où il s’occupe du théâtre d’ombres chinoises

et dessine pour un journal humoristique. Puis il part pour l’Abyssinie avec la mission Bonvalet,

mais est tué près du Nil Blanc par un coup de lance. (ill. 18)

P

Reynaud, Marius (1860-1935). Français.

Ce Marseillais se rend en Algérie en 1881 lors de son service militaire, et décide de s’y installer.

Déjà auteur des grandes fresques, il fait sensation avec sa décoration du pavillon de l’Algérie

à l’Exposition universelle en 1900: la récolte des dattes à Biskra.

Fidèle participant aux Salons algérois, il est surtout spécialiste des vues de la baie et du port d’Alger. (ill. 174)

 

Richter, Edouard (1844-1913). Français.

De mère hollandaise, il étudie à l’Académie de La Haye puis à Anvers

avant de devenir élève aux Beaux-Arts de Paris. Pendant près de cinquante ans, il expose au Salon:

des portraits, des scènes de genre et d’histoire et des sujets orientalistes,

qui ont pour décor l’Espagne mauresque ou le Maghreb. Ces tableaux représentaient souvent

des femmes séduisantes: sultanes, esclaves, Salomés, Schéhérazades et Salammbôs. (ill. 22)

 

Rochegrosse, Georges (1859-1938). Français.

Beau-fils du poète parnassien Théodore de Banville, qui présente le jeune homme à l’élite intellectuelle

et artistique de Paris. Dès 1882, Rochegrosse envoie au Salon des toiles inspirées

par les civilisations égyptiennes, romaines et byzantines, qui le rendirent célèbre.

En 1894, il visite Alger pour chercher des décors pour ses illustrations de Salammbô de Gustave Flaubert;

dès 1900, il passe les mois d’hiver en Algérie, à El-Biar, dans une villa qui sert souvent de fond à ses œuvres.

Après la mort en 1920 de la belle Marie, son épouse, son grand amour, sa muse,

Rochegrosse peint des sujets religieux et des scènes lyriques.

D’une grande notoriété, il est très sollicité par le milieu artistique algérois. (ill. 46)

 

Rousseau, Henri (1875-1933). Français.

Né au Caire, où son père travaille à la construction du Canal de Suez en qualité d’ingénieur.

La famille ayant regagné la France, Rousseau étudie la peinture à Paris et, en 1900,

gagne une bourse qui lui permet de voyager en Belgique et en Hollande, puis en Tunisie et en Algérie.

Il retourne en Tunisie en 1902 et 1911, et en Algérie en 1905, 1906, 1908 et 1920.

Il visite le Maroc cinq fois entre 1920 et 1932. Ses huiles et ses aquarelles, qui montrent sa fascination

pour la beauté et la noblesse des cavaliers ou des chasseurs, sont présentées aux Artistes français,

au Salon des Peintres orientalistes français, à la galerie Georges Petit à Paris,

et à l’Exposition coloniale de Marseille de 1922. Une exposition de ses œuvres orientalistes

a lieu au Musée des Augustins à Toulouse en 1997 et l’Association Henri Rousseau

publie régulièrement des bulletins. (ill. 79, 80, 81, 83)

R

Siegen, August (XIXe siècle).

Probablement d’origine allemande, l’artiste se spécialise dans des scènes de rues animées

dans des villes qui rappellent Le Caire. (ill. 169, 170)

 

Styka, Adam (1890-1959). Polonais.

Fils du peintre d’histoire Jan Styka, et le frère du portraitiste Tadé. Adam étudie à Paris avant d’entreprendre

des voyages en Algérie et en Tunisie. Après la Première Guerre mondiale,

pendant laquelle il s’est engagé dans la Légion étrangère, il visite le Maroc,

puis l’Egypte et le Soudan anglo-égyptien. Styka retourne souvent en Afrique du Nord.

Après la Seconde Guerre mondiale, il émigre aux Etats-Unis, où il est captivé par les cow-boys d’Arizona;

puis il s’installe à New York et se tourne vers la peinture religieuse.

Il expose dans presque toutes les capitales européennes. (ill. 19, 20, 28, 31, 68, 85, 127)

S

Ten Cate, Siebe Johannes (1858-1908). Hollandais.

Installé à Paris, où il se lie d’amitié avec le peintre impressionniste, Alfred Sisley.

Ten Cate voyage en Europe, aux Etats Unis, en Egypte, et à Alger, et expose au Salon ses scènes populaires

et urbaines et ses paysages, souvent au pastel et à la gouache. (ill. 161)

 

Theriat, Charles James (1860-1859). Américain.

Né à New York, Theriat étudie les Beaux-Arts à Paris. Ayant des problèmes de santé,

il va chercher le soleil à Biskra. Il est séduit par les villes sahariennes

où il retourne régulièrement entre 1888 et 1898. Il expose de temps à autre aux Artistes français

et au Salon des Peintres orientalistes français. (ill. 102)

T

Van Mens, Isidore (1890-1985). Hollandais.

Etudie la peinture en même temps que le droit, car son père le destine au barreau.

Installé en Belgique, il fait carrière comme illustrateur. En 1923, il fait le premier de plusieurs voyages en Tunisie,

puis, en 1926, visite l’Algérie et le Maroc. Ses toiles et aquarelles orientalistes,

très appréciées par une clientèle bourgeoise aisée, sont exposées aux Artistes français. (ill. 111)

 

Verschaffelt, Edouard (1874-1955). Belge.

Né à Gand, Verschaffelt se fait un nom pour ses tableaux aux sujets européens

imprégnés d’une touche impressionniste. En 1919, il visite Bou-Saâda avec son épouse

qui meurt par suite d’une maladie. Cinq ans après, Verschaffelt retourne dans la ville saharienne,

décide de s’y installer, et fonde une famille avec une jeune femme de la tribu des Ouled Sidi Brahim.

Vivant retiré du monde, il peint sa propre famille ou fait venir des modèles chez lui.

Ses tableaux sont exposés dans les galeries algéroises

ou au Salon des Artistes algériens et orientalistes. (ill. 3, 6, 13, 16, 41, 151, 152)

V

Warren, C. Knighton (XIXe siècle). Anglais.

Exposant à la Royal Academy de Londres entre 1878 et 1892, il signe plusieurs scènes égyptiennes:

femmes du harem, musiciens, gardes, et Ramsès et sa reine jouant aux dames. (ill. 74)

 

Washington, Georges (1827-1901). Français.

Trouvant l’enseignement conventionnel des Beaux-Arts étouffant, il entreprend un voyage en Algérie.

En 1879, il part pour le Maroc afin de faire des études nécessaires à la réalisation

d’un Panorama de Tétouan qui lui a été commandé. Une autre commande l’amène à voyager

à travers la Hongrie, la Bulgarie, la Turquie, l’Arménie et le Caucase. Il expose ses tableaux orientalistes

au Salon ou les confie aux marchands parisiens de renom. Ayant des ennuis financiers,

il part en 1888 à New York, mais doit rentrer à Paris faire face à la faillite.

A la fin de sa vie, il ne cesse de peindre de mémoire des scènes de cavaliers arabes. (ill. 60, 61)

 

Wauters, Emile (1846-1933). Belge.

Après avoir étudié à Bruxelles puis à Paris, il voyage, de 1868 à 1869, en Allemagne, en Italie et à Suez.

Il retourne en Egypte en 1880, puis, en 1882, visite le Maroc et l’Espagne. Peintre d’histoire,

de portraits et de paysages, il signe des grandes compositions. A partir de 1890, il habite Paris. (ill. 70)

 

Wyld, William (1806-1889). Anglais.

Ce Londonien débute dans le milieu diplomatique puis dans le négoce de champagne en France,

avant de faire carrière comme peintre à Paris. En 1833, il accompagne Horace Vernet,

artiste renommé, à Alger, trois ans seulement après son occupation par les Français.

En 1835, Wyld publie un album Voyage pittoresque dans la Régence d’Alger,

illustré de planches lithographiées par Emile Lessore.

Brillant aquarelliste, il expose à Londres et à Paris. (ill.160)

W

B

A

C

D

F

G

H

L

M

N

P

R

S

T

V

W

ACCUEIL

DJILLALI MEHRI

CONTACT

LA COLLECTION

HÔTELS ET TOURISME

Groupe MEHRI - 7, rue du 24 Février 1956 (ex Serpaggi) 16.000  Alger - Tous droit réservés - Reproduction interdite - © 2017 - Création :